Depuis le cœur du village, il suffit de suivre la direction des Bieux et du Martinet pour quitter peu à peu l’agitation des ruelles. Le chemin des Bieux s’élève en douceur avant d’offrir, sur la droite, un premier sentier discret menant au pont de Cavon. Là, la randonnée s’engage véritablement : le sentier s’enfonce dans la forêt, s’élève entre les troncs et gagne lentement les hauteurs.
Plus haut, la traversée de la piste de ski ouvre une respiration lumineuse, puis l’ascension se poursuit droit vers le téléski de l’Isertan. Une fois ce dernier atteint, un sentier part sur la droite : celui de la Nanette. Il plonge dans l’ombre fraîche des bois, et cent mètres plus loin à peine, une bifurcation invite à prendre le sentier de gauche, qui s’avance vers les cascades des Marchet. La pente se fait plus brute, les pas plus précis ; quelques chaînes, accrochées à la roche, guident le marcheur dans les passages les plus délicats.
Bientôt, la cascade que l’on aperçoit depuis le village comme un liseré blanc sur la montagne se révèle enfin de près, majestueuse, changeante. En fin de journée, son grondement s’amplifie, gonflé par la fonte des glaciers qui nourrit son élan.
Après avoir frôlé la limite de l’étage alpin, le sentier bascule et entame la descente du retour. C’est dans ce secteur que l’on peut apercevoir l’ancolie, fragile et vibrante sous le vent. À la première intersection, il faut poursuivre la descente par le sentier de gauche, l’autre montant vers le Pas de l’Âne. Plus bas, dans la fraîcheur de la forêt retrouvée, la descente continue droit devant, en laissant à droite le sentier de la Nanette puis, un peu plus loin, à gauche celui du Roc Blanc.
Lorsque la piste forestière est atteinte, il suffit de la suivre vers la droite : elle ramène tranquillement jusqu’aux campings. Encore quatre cents mètres de marche, et le centre du village réapparaît, comme un havre familier après les beautés sauvages de la montagne.


Votre avis - 0 Avi(s) - Note moyenne : 0/5
Donnez votre avis sur cette randonnée